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29 septembre 2020

Jean-Dominique Giuliani sera un des intervenants lors d'une visioconférence organisée par le Centre Jean Monnet Sciences Po Strasbourg. Le débat portera sur le sujet du couple franco-allemand et son importance pour les progrès au niveau européen.

Tournés vers le futur de l'Europe

Article paru dans l'hebdomadaire "L'hémicycle", le 16 janvier 2008

Après l'Ifrap le mois dernier, nous continuons notre série sur les think tanks français avec la Fondation Robert Schuman. Son président, Jean-Dominique Giuliani, présente le fonctionnement de ce club de réflexion à vocation européenne.



Quelles sont les raisons de la création de la Fondation Robert Schuman?



L'initiative a été prise par des membres de la famille européenne tels qu'Alain Poher, René Monory et Raymond Barre dans l'esprit d'un des « pères de l'Europe», Robert Schuman. La fondation a été créée au lendemain de la chute du mur de Berlin afin d'accompagner les nouvelles démocraties vers l'Union européenne et l'Etat de droit. Nous avons donc un fort ancrage en Europe de l'Est et dans les Balkans, ce qui nous a permis d'être souvent consultés à propos de l'élargissement de l'Union.



Comment la Fondation a-t-elle ensuite évolué?



Depuis 2000, j'ai été désigné comme président notamment pour développer l'aspect think tank de la fondation. Nous constituons une plate-forme de recherche qui fait appel à des chercheurs extérieurs sous l’égide d'un comité scientifique présidé par Alain Lancelot. Nous sommes les seuls en France à être totalement tournés vers les problématiques européennes, les seuls à faire le lobbying des idées françaises en Europe et des idées européennes en France.



La Fondation a-t-elle une orientation politique ?



Elle est à l'origine dans la tendance de Raymond Barre qui a siégé au conseil d'administration jusqu'à sa mort. Mais nous avons toujours eu la volonté de dépolitiser nos activités et de travailler avec différentes personnalités. Il n'y a d'ailleurs plus de personnalité politique au conseil d'administration depuis le départ de François Bayrou en 2002. La fondation n'est politiquement pas à gauche, mais elle n'est pas partisane pour autant.



Quelles sont les questions que vous traitez actuellement ?



Nous avons toujours été très présents sur les questions institutionnelles et aujourd'hui nous sommes complètement tournés vers le futur de 'l'Europe dans le monde, notamment au travers des aspects commerciaux, de la réciprocité ou de, la défense. Nous avons récemment évoqué les relations de l'Union

avec l'Afrique et nous aborderons prochainement le sujet de l'énergie. Nos prochaines publications concerneront aussi le budget de l'Union et la Fac.



Quels sont les échos politiques de vos travaux?



Nous avons été très visibles au moment des discussions sur la Constitution européenne. Nous sommes consultés fréquemment, notamment parla Commission européenne, mais nous n'avons pas de moyen de communication directe avec l'opinion. Nous sommes réputés très actifs et créatifs du point du vue des idées. Jusqu'ici, le bilan est très positif.



Propos recueillis par Raphaël Richard



(i) Union européenne/Afrique : le partenariat stratégique – Nathalie Delapalme, Elise Colette – Note n° 42, décembre 2008.



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