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Interventions dans les médias

13/02/2009
BFM Radio
Jean-Dominique Giuliani est l’invité de Stéphane Soumier dans « Good Morning Business » sur BFM Radio. Il est interrogé sur le protectionnisme.

Script de l'interview :

Stéphane Soumier : Merci d'avoir écrit cette phrase, qui me semble clore de manière remarquable une semaine de discussions un peu vaseuses, « l'indispensable conviction que le libre échange est le meilleur outil de distribution de la richesse ne doit pas pour autant nous conduire à être idiot ». Tout est dit. On a finalement tenu des débats qui n'avaient pas lieu d'être autour de ce plan français et du protectionnisme qui s'y attacherait? 

Jean-Dominique Giuliani : Oui, un peu, parce que je crois que le plan français va satisfaire aux critères européens. Il suffit simplement de discuter avec les Commissions. C'est un problème de conditions, pour être précis, du taux des prêts fait par le gouvernement français aux constructeurs automobiles. Nous sommes engagés par le traité que nous avons signé. Je pense qu'il n'y aura pas de problème. Toute une polémique est née à ce propos, peut-être parce que le président de la République s'est adressé aux Français pour essayer de les rassurer sur la localisation des emplois, mais il faut faire attention. 

Vous parlez taux d'intérêt, mais nous avions tous compris que s'il y avait un problème avec l'Europe c'était sur la délocalisation...
Non, je crois que le gouvernement français va faire un prêt aux constructeurs automobiles parce qu'ils ont des difficultés à trouver ce financement auprès des banques. Ça va donc être un prêt, qui sera remboursé. Les conditions du prêt, le taux, la durée, ne doivent pas fausser la concurrence. 

Oui, mais les contreparties? Est-ce qu'il est acceptable pour l'Europe que, comme contrepartie, il y ait l'interdiction de monter une usine en Slovénie ou en République tchèque?
Non, ce n'est pas compatible. D'ailleurs je ne crois pas que ce soit en jeu. On ne va pas prêter de l'argent pour aller construire des usines ailleurs ou même en France. Ce que l'on veut faire c'est sauver l'outil industriel. C'est une circonstance exceptionnelle, donc je pense que l'on a fait toute une histoire parce que le Président l'a présenté d'une manière peut-être un peu provocatrice et un peu simplificatrice pour que tout le monde comprenne de quoi il s'agit, pour rassurer les Français, qui sont de plus en plus inquiets devant la crise. Tout ça s'est greffé sur une sorte d'énervement entre les Tchèques et les Français. 

Pas seulement, il y a eu aussi Angela Merkel, qui s'est émue à un moment...
Elle a tout simplement rappelé que les règles devaient être respectées, et c'est la ligne du gouvernement français, et on respectera les règles. 

On parle donc taux d'intérêt? On ramène les choses à leur juste proportion, c'est-à-dire à une simple négociation? On aimerait une Commission européenne et une présidence de l'Europe qui soient beaucoup plus actives, qui prennent des initiatives et qui proposent des réponses communes à la crise, sinon, nous aurons tous les jours des problèmes de ce type. 

Au moment des banques, on s'est rendu compte qu'une sorte de directoire européen se mettait en place pour être efficace. J’ai l’impression que l’on va revivre un peu la même chose avec l'industrie et avec l'ensemble du système économique…
C'est normal, parce que le rapport de force, ça existe aussi, en matière européenne comme en matière politique et internationale, donc les grandes économies sont déterminantes pour la prospérité en Europe de tout le monde. Donc évidemment, qu'on le veuille ou non, quand la France ou l'Allemagne parlent, ça a plus de poids que quand un pays plus petit parle. 

En disant cela, on s'assoit tranquillement sur la lettre de la construction européenne?
Non, ça a toujours fonctionné comme ça. Le problème, c'est que ça se voit un peu trop. Il ne faut pas en faire des querelles un peu artificielles. Et là, nous sommes un peu dans une querelle artificielle. Le président tchèque fait des déclarations provocatrices, il ne met pas de l'eau sur le feu, il attise plutôt. Il faut donc arrêter, on a un modèle européen, il est solidaire, c'est une économie sociale de marché que l'on veut construire, il ne faut pas oublier ni la solidarité, ni le social, tout en restant dans une économie libre. function showI(phg,h,phgi) { var elem = document.getElementById(phg); var elemi= document.getElementById(phg+'i'); if (elem) { h=h+40; elem.style.left = ((document.body.clientWidth - h) / 2)+'px'; if (elem.style.display == 'none') { elem.style.display = ''; elemi.src=phgi; } else elem.style.display = 'none'; } return; } #art_blocimage{ border:#666666 solid 1px; width:408px; text-align:center;} #photo{ width:382px; margin:10px 10px 0px 10px; border:#666666 solid 1px;} #toolbox{width:384px; margin:0 auto; padding:0; display:block; font-size:10px;} #toolbox a{ display:block; padding:2px; background:#eeeeee; border:#666666 solid 1px; float:right; margin:0; height:16px; text-decoration:none; color:#666666;} #panel {width:390px; display:none;margin:0 auto;} #VIGNETTE{ width:390px; margin:10px auto 0;display:none;} #VIGNETTE a{display:block; width:60px; height:50px; padding:5px; border:#999999 solid 1px; float:left; margin:3px;} #panel a{display:block; width:60px; height:50px; padding:5px; border:#999999 solid 1px; float:left; margin:3px;} .credit{ float:left; font-size:10px; color:#666666;} #titre{ width:382px; margin:10px auto 0; font-weight:bold; text-align:left; color:#CC0000;} #legende{ width:382px; margin:0 auto 10px; text-align:left; font-size:11px;}